Campings français: le bilan de la SAISON 2021

Rédaction - 20/10/2021

BILAN 21 OUV

Un ascenseur émotionnel permanent. C’est ainsi que les gestionnaires de camping résument cette saison 2021 qui a priori ne pouvait pas être pire que la précédente. Si d’un point de vue comptable, elle s’est révélée plutôt bonne voire meilleure que 2020 et 2019, elle a été malgré tout compliquée à piloter. On retiendra un lancement de saison stressant en raison de la situation sanitaire, des étrangers qui sont revenus mais moins nombreux qu’en 2019 (sauf les Britanniques, quasiment absents). Des Français qui eux étaient bien là, surtout en août. Et surtout une météo très défavorable pour le camping, en particulier dans la moitié nord de la France. Ah oui, on oubliait : on retiendra tout particulièrement la difficulté constante à trouver du personnel pour travailler sereinement…

Bretagne Satisfaisant mais inférieur à 2019

BRETAGNE

Les gestionnaires bretons sont globalement satisfaits. Leur saison a en effet été supérieure à celle de 2020, sans pour autant atteindre le niveau du millésime 2019. « Il est à noter toutefois qu’un tiers des répondants à notre enquête auprès de 400 campings disent avoir fait mieux qu’en 2019, reconnaît Nicolas Dayot, président de l’UBHPA. Et que les deux tiers sont satisfaits. » D’une manière générale, les campings qui ont eu le plus de mal à tirer leur épingle du jeu sont ceux qui ont pour habitude de travailler avec la clientèle britannique, totalement absente, ou bien avec une clientèle de passage. C’est vrai également pour les établissements ayant une part importante d’emplacements nus. Des faits confirmés par Gaël Robic et Gaël du Jonchay, représentants départementaux de la FNHPA, respectivement dans le Morbihan et en Ille-et-Vilaine. « Nous avons vu peu de clients étrangers, admettent l’un et l’autre. Un peu de Néerlandais et de Belges, mais c’est tout. » Dans le même temps, la clientèle séjournant en Bretagne est habituellement très largement franco-française, à l’exception des campings haut de gamme. Tous les trois reconnaissent une accentuation de la clientèle de proximité et un nombre conséquent de néo-campeurs.

Si l’on passe au scanner les différents mois de la région, on obtient ceci. Des mois de mai et juin « pas formidables bien que légèrement supérieurs à ceux de 2019. » « Ce n’était vraiment pas ça, précise Gaël du Jonchay. Et pas de clientèle de passage habituelle avec qui nous avions l’habitude de travailler. » L’activité en juillet a démarré plus tôt que d’habitude. « Il y avait un capital de réservation important. Ce mois a donc été meilleur que les autres années. » Pour août, tous les voyants étaient au vert. « La quatrième semaine a même été très exceptionnellement bonne en termes de fréquentation, souligne Gaël du Jonchay. C’est inhabituel et c’est de bon augure pour le mois de septembre… » Un mois où « les réservations sont plutôt correctes », précise Nicolas Dayot. Côté regrets, tous mentionnent une météo qui n’avait rien d’estivale. Pour terminer avec des notes positives, ils citent d’emblée le très faible taux d’annulation, des clients se pliant aux règles sanitaires avec beaucoup de bonne volonté et une relation positive avec l’Agence régionale de santé (ARS).