Campings français: le bilan de la SAISON 2021

Rédaction - 20/10/2021

BILAN 21 OUV

Un ascenseur émotionnel permanent. C’est ainsi que les gestionnaires de camping résument cette saison 2021 qui a priori ne pouvait pas être pire que la précédente. Si d’un point de vue comptable, elle s’est révélée plutôt bonne voire meilleure que 2020 et 2019, elle a été malgré tout compliquée à piloter. On retiendra un lancement de saison stressant en raison de la situation sanitaire, des étrangers qui sont revenus mais moins nombreux qu’en 2019 (sauf les Britanniques, quasiment absents). Des Français qui eux étaient bien là, surtout en août. Et surtout une météo très défavorable pour le camping, en particulier dans la moitié nord de la France. Ah oui, on oubliait : on retiendra tout particulièrement la difficulté constante à trouver du personnel pour travailler sereinement…

Centre-Val de Loire Les Anglais ont manqué

CENTRE

La saison 2021 fut-elle bonne en Centre-Val de Loire ? À cette question, Laurent Cherrier, Sites et Paysages Les Saules, à Cheverny (Loir-et-Cher) répond par une autre question : « Considère-t-on que la saison se limite à juillet et août ? Dans ce cas, oui. Nous avons sauvé les meubles en haute saison. Mais si l’on regarde l’ensemble de la saison, la région a souffert et enregistre des baisses de 20 à 40 %. » Tout en regrettant que les médias limitent souvent leur analyse de la saison touristique à ces deux mois. « Nous sommes une région qui généralement travaille bien en hors saison. Le déconfinement tardif nous a fait perdre les ponts du printemps qui normalement remplissent nos campings », analyse Régis de Lussac président de la FRHPA du Centre-Val de Loire. Comme souvent, un des paramètres de la réussite dans cette région très prisée par les Britanniques fut la clientèle d’Outre-Manche. Or, du fait des restrictions sanitaires, leur absence s’est ressentie à deux niveaux. Sur les réservations d’emplacements de camping tout d’abord. En effet, si la clientèle française a bien compensé le manque de touristes étrangers en location, ce ne fut pas le cas en camping. « Ceux qui ont plus de locatifs ont moins souffert, souligne Laurent Cherrier. En revanche, en camping cela fut beaucoup plus difficile. Je n’ai été complet que 10 jours contre 25 jours une année normale. » Cette absence anglaise a également impacté les services dans lesquels Français et Néerlandais consomment moins que les Britanniques. « La baisse de chiffre d’affaires des services est supérieure à la baisse de la fréquentation », ajoute Régis de Lussac. En particulier dans les bars où « les Anglais ont une culture du pub que nous n’avons pas ». Un phénomène accentué par la mauvaise météo qui n’a pas favorisé les terrasses ou l’achat de glaces. La satisfaction de cette saison 2021 fut la clientèle française venue en masse en juillet et août. Si Régis de Lussac pointe une « clientèle assez exigeante », l’intégration de ces néo-campeurs s’est bien passée. Laurent Cherrier y voit d’ailleurs une raison d’être optimiste : « Depuis deux ans, nous avons vu grossir notre clientèle française. Nous espérons la conserver. Et, si tout va bien, les Anglais devraient revenir l’an prochain, ce qui devrait nous offrir une belle saison 2022. »