Campings français: le bilan de la SAISON 2021

Rédaction - 20/10/2021

BILAN 21 OUV

Un ascenseur émotionnel permanent. C’est ainsi que les gestionnaires de camping résument cette saison 2021 qui a priori ne pouvait pas être pire que la précédente. Si d’un point de vue comptable, elle s’est révélée plutôt bonne voire meilleure que 2020 et 2019, elle a été malgré tout compliquée à piloter. On retiendra un lancement de saison stressant en raison de la situation sanitaire, des étrangers qui sont revenus mais moins nombreux qu’en 2019 (sauf les Britanniques, quasiment absents). Des Français qui eux étaient bien là, surtout en août. Et surtout une météo très défavorable pour le camping, en particulier dans la moitié nord de la France. Ah oui, on oubliait : on retiendra tout particulièrement la difficulté constante à trouver du personnel pour travailler sereinement…

Pays de la Loire: une saison compliquée, mais bonne !

PD LOIRE

Une météo capricieuse pour tous, conjuguée à une saison contrastée en fonction des départements et, finalement, un bilan assez positif : c’est ce qui ressort des sondages réalisés dans les différents « territoires » des Pays de la Loire. Puissante locomotive régionale, le département de la Vendée donne en quelque sorte le « la ». Fin août, les sourires étaient de mise. Pourtant, la saison avait mal commencé. Certes, la clientèle de proximité avait répondu présent en mai avec une bonne présence lors des ponts de l’Ascension et de la Pentecôte. Mais en juin, ce fut étrangement calme. « À cette époque, nous avons l’habitude de recevoir des étrangers, notamment britanniques. Et là, rien ! », admet, fin août, Franck Chadeau, président de la Fédération vendéenne de l’HPA (FVHPA). Avec un taux d’occupation de 40 à 50 % pour les emplacements nus et de 67 à 79 % pour les locatifs, juillet s’avère en revanche un bon mois. Meilleur qu’en 2019 dans certains établissements ! Août fut égal à lui-même, c’est-à-dire très bon : 85 à 93 % de taux d’occupation pour les locatifs qui ont fait le succès de la saison. La météo n’a pas aidé et les emplacements nus ont eu plus de mal à trouver preneur. « Finalement, tout était fragile, mais ça a tenu ! Tout le monde a été rassuré avec l’instauration du pass sanitaire. Il y a eu très peu d’annulations. Les clients sont venus et ont joué le jeu », poursuit Franck Chadeau.

Un petit bémol est à noter côté dépenses annexes. En fonction des établissements, les résultats sont très différents. Dans les campings haut de gamme, la clientèle britannique a été, en partie, remplacée par une clientèle française, plus frileuse pour ouvrir le porte-monnaie. Côté bonne nouvelle, Franck Chadeau confirme la venue de néo-campeurs et l’accentuation toujours plus forte de la présence d’une clientèle de proximité. Pour septembre, la météo jouera les arbitres avec des réservations à la dernière minute.

En Loire-Atlantique, on partage le même optimisme. « 2021 présente des analogies avec 2019, mais avec un cran en dessous quand même, explique Nicolas Charrier, le président départemental. Le bilan est bon mais les campings dotés de beaucoup d’emplacements nus ont souffert d’une météo capricieuse. En fait, nous avons été rassurés dès mai et juin, avec un bon niveau de réservations pour de courts séjours. Juillet et août sont bons avec pourtant des conditions météorologiques loin d’être optimales. Les vacanciers se sont accrochés et sont restés. Il faut dire qu’à part le sud de la France, tout le monde était logé à la même enseigne. » Dans les départements de l’intérieur, l’été a été plus compliqué. L’absence de Britanniques s’est fait cruellement ressentir, surtout dans le Maine-et-Loire, département très prisé par cette clientèle : certains campings ont vu leur fréquentation chuter de 50% !