HPA : des retombées socio-économiques insoupçonnées
Outre la présentation des premières tendances des réservations en campings pour la saison 2026, le président de la FNHPA a profité d’un point presse fin mars pour présenter une étude consacrée au poids socio-économique des campings dans les territoires.
Rendez-vous traditionnel d’avant-saison, la conférence de presse annuelle de la FNHPA qui s’est tenue à Paris le 31 mars a été l’occasion pour son président Nicolas Dayot de revenir sur le bilan définitif de la saison 2025 et de faire un tout premier point sur les tendances des réservations pour 2026. L’occasion aussi et surtout de présenter à la presse une étude toute fraîche réalisée par le cabinet Asterès et consacrée à « l’empreinte socio-économique de l’HPA dans les territoires ».
Revenant sur la saison 2025, Nicolas Dayot a indiqué que l’HPA avait finalement enregistré 147,5 millions de nuitées soit une progression de + 4,5 % par rapport à 2024. Une hausse qui repose sur un équilibre entre une clientèle française dont le nombre de nuitées a augmenté de 4,1 %, pour un total de 102,5 millions de nuitées, et une clientèle étrangère également en hausse avec 45 millions de nuitées, soit +5,4 %. L’an dernier (de mai à août), la clientèle néerlandaise – toujours leader avec 12,2 millions de nuitées – a connu une légère baisse (-0,9 %), tandis que les Allemands ou encore les Belges étaient en hausse de l’ordre de 7 %.
« Dans un contexte de pression sur le pouvoir d’achat, les vacanciers ont arbitré davantage leurs dépenses, ce qui a favorisé les campings de milieu de gamme et marqué un retour en force des emplacements nus (+ 4,8 %), plus souples et plus accessibles », a commenté la FNHPA. C’était d’ailleurs l’un des faits marquants de l’été 2025.
Réservations : le nord de la France en avance
Tourné vers 2026, Nicolas Dayot a indiqué que fin mars, selon les chiffres du baromètre Atout France FNHPA (France Tourisme Observation) et du panel Ctoutvert pour la fédération, les campings connaissaient une très légère avance des réservations de + 0,3 % par rapport à la même période en 2025. L’avant-saison se distingue par une dynamique positive, en nette progression par rapport à l’an dernier. « Celle-ci est principalement portée par un niveau élevé de réservations pour les longs week-ends du mois de mai, lequel devrait à lui seul concentrer près de 40 % des séjours printaniers, porté par un calendrier particulièrement favorable. Le mois d’avril est stable par rapport à l’année dernière. Et juin sera sans doute en retrait par rapport à 2025 », souligne la FNHPA. « À l’exception de l’Île-de-France, la moitié nord apparaît pour l’instant en avance, notamment le Grand Est et la Normandie. La moitié sud apparait légèrement moins dynamique, à l’exception de la Corse », Restera à analyser l’impact de la hausse du prix du carburant.
Enfin, point d’orgue de la conférence de presse : la présentation de l’étude Asterès consacrée à l’empreinte socioéconomique des campings dans les territoires. Elle a dévoilé combien l’HPA contribue à la vitalité économique des territoires. Selon Nicolas Bouzou, directeur du cabinet d’études, l’empreinte totale est estimée à près de 31 milliards d’euros d’activité et 196 000 emplois (en équivalent temps plein, en 2025), soit 0,5% du PIB français. « L’empreinte des campings passe à la fois par leur poids direct, par l’effet d’entrainement des dépenses des campings et par l’effet d’entrainement des dépenses de touristes venus au camping », a-t-il été rappelé.
HPA : une forte contribution à la vitalité des territoires
Selon Asterès qui estime à 4,7 Mds le chiffre d’affaires de la profession, celle-ci génèrerait 8,4 Mds d’euros d’activité supplémentaire dans le reste de l’économie. Tandis qu’en terme d’emploi, les 34 540 équivalents temps plein (ETP) directs de la filière entraînent 47 620 ETP supplémentaires.
Du côté des dépenses des campeurs, Asterès estime que chacun d’entre eux dépense en moyenne 52 euros par jour hors camping (soit environ 300 euros par séjour), principalement en transport (28 %), restauration (20 %) et alimentation (18 %). Rapportées à l’ensemble des nuitées, « ces dépenses s’élèvent à 7,4 milliards d’euros par an, entraînant un effet considérable sur les économies locales ». Ce sont ainsi 114 000 emplois qui sont générés en France grâce aux campeurs et 17,8 milliards d’euros d’activité au total.
Ainsi, avec les emplois direct et indirects générés par les campings et ceux générés par les campeurs, l’empreinte socio-économique des campings s’élève à 196 000 emplois ETP. Tandis que les retombées économiques s’élèveraient à 31 milliards d’euros.